Title: APPROCHE, EVALUATION ET PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DE LA DOULEUR CHRONIQUE
1APPROCHE, EVALUATION ET PRISE EN CHARGE
THERAPEUTIQUE DE LA DOULEUR CHRONIQUE
- Serge BLOND
- Clinique de Neurochirurgie
- Centre d Evaluation et de Traitement de la
Douleur - Hôpital Roger Salengro C.H.R U. de Lille
2- ? la Douleur Aigue dérèglement de lhoméostasie
- ? la Douleur Chronique modèle bio-psycho-social
- ? Douleur et Soins Palliatifs
3LES RECHERCHES SUR LA DOULEUR A TRAVERS LES AGES
- Les médecins analyse de la séméiologie .
- Les philosophes un statut original parmi les
sensations . - Les moralistes une rançon de la condition
humaine . - Les physiologistes nature de linformation
nociceptive . - Les thérapeutes exploitation de découvertes
empiriques
4(No Transcript)
5(No Transcript)
6(No Transcript)
7(No Transcript)
8- Létude de la Douleur conduit à une
- Médecine humaine en tous ses gestes
- René LERICHE - 1940
9-
- La Douleur est une expérience sensorielle et
émotionnelle désagréable, associée à une lésion
tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en
termes dune telle lésion.
10- La Douleur expérience sensorielle et
émotionnelle désagréable liée à une lésion
tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en
référence à une telle lésion - ? rupture de la dichotomie classique
- ? phénomène central apprentissages antérieurs,
les motivations actuelles, les anticipatoires - ? incertitude du rapport Dommage tissulaire /
Intensité de la Douleur - ? Composante sensori-discriminative et affective
sur un même plan
11La Douleur est un phénomène central
- Sensation et Emotion
- Douleur physique et Souffrance morale
- Rupture de la dichotomie classique
- Organique / Psychogène
- Douleur induite ou entretenue par le Système
Nerveux Central - - le mauvais traitement dune douleur aigue
peut - faire le lit dune douleur chronique
- - une Douleur peut en cacher une autre !
- - la mémoire de la Douleur
12Cingular gyrus Attention emotion behavior
S I perceptive discrimination
D
S I I first pain
Insula ant emotion
amygdala
Inhibitory descending pathways
Different systems
13(No Transcript)
14DOULEUR CHRONIQUE
- Douleur Aigue Signal symptôme
- Mal
nécessaire - Douleur Chronique Syndrome Douleur
- Angoisse Dépression
- Situation
déchec
15(No Transcript)
16LA DOULEUR CHRONIQUE
- Situation déchec pour le malade et le médecin .
- Consommation irrationnelle de médicaments .
- Shopping de médecins
- Docteur, essayez nimporte quoi, ça ne peut
pas être pire - Docteur, jai tout essayé, rien ne fait
17(No Transcript)
18LA DOULEUR CHRONIQUE
- EVALUATION
- Facteurs sensori-discriminatifs
- Facteurs cognitifs
- Facteurs comportementaux
- Facteurs émotionnelles et psychologiques
- Facteurs culturels et ethniques
- Facteurs socio-professionnels
- Facteurs religieux
19LE LANGAGE DE LA DOULEUR
- Douleur rhumatismale sourde, rongeante
- Migraine battante, pulsatile
- Névralgie du trijumeau éclair, coup de poignard
- Lésion nerveuse périphérique brûlure
- Musculaire crampe, torsion
- Lésion viscérale colique, torsion
20Le langage et la Douleur
- Dis-moi comment tu souffres,
- je te dirai qui tu es
- A. De Musset
- - Expression
- - Communication
- - Revendication
21Physiopathogénie des douleurs chroniques
- Douleurs par excès de Stimulation Nociceptive
- Douleurs neuropathiques périphériques ou
centrales - Douleurs par dysfonctionnement sympathique
- Douleurs psychogènes
22(No Transcript)
23(No Transcript)
24Traitement des douleurs par excès de stimulation
nociceptive
- Les 3 paliers de lO.M.S.
- Le premier palier repose sur une prescription
dantalgiques non opioïdes - Le deuxième palier est constitué par les
antalgiques opioïdes faibles - Le troisième palier est représenté par les
opioïdes forts ( Morphine et Fentanyl)
25Morphine et douleurs chroniques non
cancéreusesLe contrat thérapeutique
- Ce nest pas une prescription à effectuer en
urgence ! - Evaluation multifactorielle de la douleur
replacée dans le contexte étiologique et
physiopathogénique - Un seul médecin prescripteur
- Objectifs clairement affirmés
- Ce nest pas une fin en soi
- Protocole thérapeutique compris et accepté par le
patient. Surveillance régulière. - Exclusion formelle de tout comportement addictif
26(No Transcript)
27(No Transcript)
28(No Transcript)
29DOULEURS NEUROPATHIQUES
- Périphériques lésions distales par rapport au
ganglion spinal . - - Douleurs post-zostériennes lésions nerveuses
périphériques neuropathies diabétiques ou
toxiques polyneuropathies sensitives
dorigine industrielle et/ou
environnementale ou doriginemédicamenteuse
sciatalgies neuropathiques douleurs post-
amputation. - Centrales lésions proximales par rapport au
ganglion spinal. - - Avulsions radiculaires souffrance médullaire
- - Accidents vasculaires cérébraux ischémiques ou
hémorragiques
30DOULEURS NEUROPATHIQUES
- Fond douloureux permanent brûlure .
- Paresthésies, dysesthésies .
- Sensation dengourdissement pénible ou d onglée
. - Paroxysmes hyperalgiques spontanés décharges
électriques . - Allodynie, hyperpathie, hyperalgésie .
- Influence du frôlement, des modifications
thermiques .
31DOULEURS NEUROPATHIQUES
- Examen Clinique
- Troubles sensitifs élémentaires dans le
territoire douloureux anesthésie ou
hypoesthésie de type thermoalgique ou lemniscal
ou globale . - Hyperalgésie réaction exagérée du système
nociceptif - - par abaissement du seuil de la douleur
allodynie au tact fin, à la pression , au chaud
et/ou au froid . - - par réponse exagérée au-delà du seuil
nociceptif hyperpathie ( sommation temporelle
et spatiale)
32LES ANTIDEPRESSEURS
- Activité antalgique indépendante de leur action
thymoanaleptique. - Blocage de la recapture des monoamines
- ( noradrénaline et sérotonine) ?
renforcementdes mécanismes inhibiteurs
descendants . - Action sur les récepteurs NMDA, récepteurs
opiacés, les canaux sodiques, ladrénaline et les
récepteurs alpha 2 adrénergiques .
33LES ANTIEPILEPTIQUES
- Bloqueurs des canaux sodiques
- - réduction des activités ectopiques (douleurs
périphériques) - - Carbamazépine effets indésirables,
interactions médicamenteuses,surveillance
biologique - - Oxcarbazépine kétoanalogue de la
carbazépine 600- 1200mg/j.moindinteracti
ons médicamenteuses. - moins derisqueshépatiqes ou hématologiques
- hyponatrémie et effets centraux identiques.
- - Lamotrigine inhibition de la libération de
glutamate ? sensibilisation centrale
200-500mg/j rash cutané (titration très lente) - - Topiramate canaux sodiques et calciques
polyneuropathies diabétiques ? Effets
indésirables cognitifs (titration très lente) -
-
34LES NOUVEAUX TRAITEMENTS ANTALGIQUES
- Inhibiteurs des récepteurs NMDA
- Kétamine, dextrometorphan, amantadine
- Antagonistes des récepteurs des neuropeptides
- Antagonistes sélectifs des récepteurs
nicotiniques . - Bloqueurs des canaux calciques .
- Dérivés cannabinoïdes
- Inhibiteurs des enképhalinases
- Agonistes des récepteurs alpha 2
35NEUROMODULATION
36(No Transcript)
37(No Transcript)
38(No Transcript)
39NEUROPATHIES ET PERTURBATIONS SYMPATHIQUES
- Sensibilisation anormale aux catécholamines après
lésion nerveuse totale ou partielle. - Expression anormale des récepteurs au niveau des
ganglions rachidiens et des bourgeons de
régénération. - Interactions anormales entre afférences
somatiques et système sympathique
40(No Transcript)
41SYNDROME DOULOUREUX RÉGIONAL COMPLEXE SDRC I
- 4 POINTS DONT LES 3 DERNIERS SONT ESSENTIELS
- 1. Présence dun évènement nociceptif
initiateur ou dune cause - dimmobilisation
- 2. Douleur continue, allodynie ou hyperalgésie
telle que la douleur est - disproportionnée par rapport au stimulus
déclenchant - 3. Apparition à un moment ou un autre dœdème,
daltérations de la - vascularisation cutanée, ou dune anomalie
de lactivité sudoro-motrice dans la zone
douloureuse - 4. Diagnostic éliminé par lexistence dautres
états qui pourraient rendre compte autrement du
niveau de douleur et dimpotence
CRITERES DIAGNOSTIQUES I.A.S.P ACTUALISES 1994
42SYNDROME DOULOUREUX RÉGIONAL COMPLEXE SDRC II
- LES 3 POINTS SONT ESSENTIELS
- Douleur continue, allodynie ou hyperalgésie après
une lésion nerveuse non nécessairement limitée au
territoire neurologique correspondant - Apparition à un moment ou un autre dœdème,
daltérations de la vascularisation cutanée, ou
dune anomalie de lactivité sudoro-motrice dans
la zone douloureuse - Diagnostic éliminé par lexistence dautres états
qui pourraient rendre compte autrement du niveau
de douleur et dimpotence
CRITERES DIAGNOSTIQUES I.A.S.P ACTUALISES 1994
43SYNDROMES DOULOUREUX REGIONAUX COMPLEXES
- Incertitudes physiopathogéniques ? terminologie
changeante RSD ,SMP, CRPS de type I ou II. - Intrication étroite de facteurs biophysiques et
psycho-sociaux ? approche globale . - Prise en charge thérapeutique associant
médicaments, physiothérapie adaptée et
psychothérapie . - Evaluation difficile des résultats séries
limitées, critères dinclusion hétérogènes, suivi
insuffisant, absence de randomisation..
44DOULEURS PSYCHOGENES
- Evénements concomitants de vie personnelle
contribuant à la genèse et à lentretien des
douleurs . - Topographie inhabituelle ou particulière des
douleurs . - Description imagée, détaillée et luxuriante.
- Discordance plaintes / comportement .
- ? Diagnostic difficile affirmer une telle
certitude en évitant la multiplication des
examens complémentaires
45- La lutte contre la Douleur est une usure
- Consentir à la souffrance est une sorte de
suicide lentIl ny a quune seule douleur quil
soit facile à supporter, cest celle des autres.
- René LERICHE
- La Chirurgie de la Douleur
46Parler et surtout faire parler le patient
- Le malade est le meilleur expert de sa douleur
- Reconstituer lhistoire de la douleur et la
nature des traitements entrepris anamnèse et
enquête thérapeutique - Donner au patient le sentiment dêtre crû à
propos de la réalité de sa douleur et de sa
souffrance - Se garder de toute réaction dagacement ou de
suspicion vis à vis du patient malgré le
caractère rebelle de sa douleur - Éviter de tomber dans le piège
organique/psychiatrique
47- Dabord, à quoi ca sert, les mots pour tout
ce quil y a de vraiment senti en douleur ? - Ils arrivent quand cest fini, apaisé.
- Ils parlent de souvenirs impuissants ou
menteurs . - Alphonse DAUDET - La Douleur
48(No Transcript)
49DOULEUR CHRONIQUE
- Douleur Aigue Signal symptôme
- Mal
nécessaire - Douleur Chronique Syndrome Douleur
- Angoisse Dépression
- Situation
déchec
50(No Transcript)
51LA DOULEUR CHRONIQUE
- Situation déchec pour le malade et le médecin .
- Consommation irrationnelle de médicaments .
- Shopping de médecins
- Docteur, essayez nimporte quoi, ça ne peut
pas être pire - Docteur, jai tout essayé, rien ne fait
52LA DOULEUR CHRONIQUE
- Troubles du sommeil et fatigue
- Irritation
- Sensibilité à la douleur
- Anorexie et perte de poids
- Baisse de lactivité
- Incapacité de travailler
- Problèmes financiers
- Isolement
- Etat dépressif
53(No Transcript)
54LE LANGAGE DE LA DOULEUR
- Douleur rhumatismale sourde, rongeante
- Migraine battante, pulsatile
- Névralgie du trijumeau éclair, coup de poignard
- Lésion nerveuse périphérique brûlure
- Musculaire crampe, torsion
- Lésion viscérale colique, torsion
55Le langage et la Douleur
- Dis-moi comment tu souffres,
- je te dirai qui tu es
- A. De Musset
- - Expression
- - Communication
- - Revendication
56Le langage et la Douleur
- Dis-moi comment tu souffres,
- je te dirai qui tu es
- A. De Musset
- - Expression
- - Communication
- - Revendication
57Physiopathogénie des douleurs chroniques
- Douleurs par excès de Stimulation Nociceptive
- Douleurs neuropathiques périphériques ou
centrales - Douleurs par dysfonctionnement sympathique
- Douleurs psychogènes
58Evolution des idées sur le thème de la Douleur
- Transmission cablée dun message nociceptif
depuis la périphérie jusquau cerveau ! - ? vision très cartésienne mais aussi très
réductrice - ? système inerte avec relation directe
- Nociception Perception Réaction
- Pas de cablage électrique répondant en fonction
- du voltage
- ? Douleur phénomène uniquement périphérique !
- ? Traitements possibles couper les voies de
- transmission ou détruire le Centre de la
Douleur !!
59La Douleur est une sensation complexe
- Une place particulière au sein de la physiologie
des systèmes sensoriels informer le cerveau de
létat de lenvironnement externe et interne de
lorganisme. - - niveau de codage souvent insuffisant ou
défaillant - - pas de relation stricte entre le stimulus
causal et la - sensation résultante
- - objectif initial mécanisme de défense et de
- protection ? cest un mal nécessaire
- - Mais implication étroite de facteurs
affectifs, - émotionnels et culturels
60(No Transcript)
61(No Transcript)
62La Douleur Chronique un événement
bio-psycho-social
- - Les échelles dauto-évaluation globale
- - échelle visuelle analogique
- - échelle numérique
- - échelle verbale
- - Les questionnaires dadjectifs une analyse du
langage de la Douleur - - Les échelles comportementales une évaluation
du retentissement de la douleur sur la vie
quotidienne
63Evaluation dun Syndrome Douloureux Chronique
- Le langage et le comportement
- La plus humble écolière amoureuse a Shakespeare
et Kents comme porte-parole, mais dès que lon
tente de décrire un mal de tête à un médecin, le
langage se tarit - Virginia Woolf, On being III
64LE LANGAGE DE LA DOULEUR
- Distinction Douleur ressentie / Douleur exprimée
. - Appel au secours, imploration, revendication .
- Représentation symbolique de la douleur
- - analysée, critiquée
- - admiseou rejetée
- - vécue en fonction des normes culturelles
65- Dabord, à quoi ca sert, les mots pour tout
ce quil y a de vraiment senti en douleur ? - Ils arrivent quand cest fini, apaisé.
- Ils parlent de souvenirs impuissants ou
menteurs . - Alphonse DAUDET - La Douleur
66L EXPRESSION DE LA DOULEUR LANGAGE ET
COMPORTEMENT
- Un être simple ne se plaint pas comme un
compliqué, un inhibé comme un prolixe,un sensible
comme un réaliste et un poète comme un
pragmatique
67- Dabord, à quoi ca sert, les mots pour tout
ce quil y a de vraiment senti en douleur ? - Ils arrivent quand cest fini, apaisé.
- Ils parlent de souvenirs impuissants ou
menteurs . - Alphonse DAUDET - La Douleur
68LE LANGAGE DE LA DOULEUR
- Malheur au malade qui dit mal son mal
- Honni soit le médecin qui mal le panse
69Parler et surtout faire parler le patient
- Le malade est le meilleur expert de sa douleur
- Reconstituer lhistoire de la douleur et la
nature des traitements entrepris anamnèse et
enquête thérapeutique - Donner au patient le sentiment dêtre crû à
propos de la réalité de sa douleur et de sa
souffrance - Se garder de toute réaction dagacement ou de
suspicion vis à vis du patient malgré le
caractère rebelle de sa douleur - Éviter de tomber dans le piège
organique/psychiatrique
70LA DOULEUR CHRONIQUE
- Situation déchec pour le malade et le médecin .
- Consommation irrationnelle de médicaments .
- Shopping de médecins
- Docteur, essayez nimporte quoi, ça ne peut
pas être pire - Docteur, jai tout essayé, rien ne fait
71LA DOULEUR CHRONIQUE
- Situation déchec pour le malade et le médecin .
- Consommation irrationnelle de médicaments .
- Shopping de médecins
- Docteur, essayez nimporte quoi, ça ne peut
pas être pire - Docteur, jai tout essayé, rien ne fait