Title: Diapositive 1
1Lenjeu de légalité Exposé présenté par
Francine Descarries
CRDÎM mardi 25 mai 2004
2Contexte de la réflexion
- Incertitude quant à lavenir du Conseil du statut
de la femme (CSF) et du Secrétariat de la
Condition féminine (SCF) - préparation de mémoires pour la Commission prévue
à lautomne - nature même du mandat confié au CSF par la
Ministre - Mandat à deux volets
-
- Obtenir l'avis du Conseil sur un concept
d'égalité à partir duquel seront suggérées les
orientations d'une nouvelle politique, dans
laquelle seront recherchées une participation
plus engagée et des alliances plus soutenues
avec l'ensemble des acteurs de la société
québécoise institutions publiques et société
civil, notamment milieu des affaires et mouvement
des femmes. - Préparer la Commission parlementaire sur les
orientations gouvernementales d'une nouvelle
politique pour lautomne 2004
3 Contexte de la réflexion
- Légalité est le principe central de la pensée
démocratique - Elle lest également de la pensée féministe
- Dans son sens dynamique, lidéal dégalité de
droits et de faits porte lutopie dune
abolition de toutes les divisions et de toutes
les hiérarchies - Légalité nest cependant pas une réalité de fait
- Les droits égaux nexistent pas en dehors de
lexpression dune volonté (construction)
sociale et dun ordre politique qui la déclarent
et la rendent possible
4Légalité (des sexes) facteur déterminant de
lévolution des sociétés modernes
- Au Québec, les Québécoises bénéficient
aujourdhui de légalité de droits - Cependant, légalité de droit ne signifie pas
automatiquement égalité dans les faits - Ici, comme ailleurs, légalité représente
une des promesses les plus inachevées de la
modernité (Varikas, 2000, 54).
En dépit des progrès, de nombreux défis se
posent donc encore à la société québécoise pour
éliminer sexisme et discrimination systémique
5Contexte de la réflexion
- Consensus au sein de la société québécoise à
leffet que - les différentes luttes des femmes pour légalité
doivent recevoir lappui du gouvernement et de la
société dans son ensemble - les luttes des femmes sinscrivent dans la quête
dune plus grande justice sociale et dune
meilleure redistribution de la richesse pour tous
et toutes - Or, le contexte de la réingérérie ou plus
exactement de la modernisation de lÉTAT, met en
péril - non seulement lexistence dorganismes
gouvernementaux qui constituent des rouages
essentiels en soutien à la lutte des femmes, - mais encore certains des acquis obtenus de haute
lutte
6 Qui plus est
- La tendance que reflète la position ministérielle
quant à lavenir du Conseil - et je nose penser ce qui guette le Secrétariat
-
- serait de charger les organismes, qui ont pour
mandat de lutter contre toutes les formes de
discrimination à légard des femmes, de traiter
des problèmes des hommes et des garçons qui
- sont pourtant dun tout autre ordre et
- ne sont pas en soi des problèmes de rapport de
sexe -
-
7 Qui plus est
- monopolise nos énergies sur une question mal
formulée - légalité élargie ou quoi encore !
- légalité avec qui, pour qui, de qui
- alors que la Charte des droits et des libertés de
la personne adoptée le 26 juin 1975 par le
Parlement du Québec comprend déjà le principe que
- tous les êtres humains sont égaux en
faveur et en dignité et ont droit à une égale
protection de la loi - Introduit une dimension importante dapplication
en associant légalité à labsence de
discrimination -
8Larticle 10 de la Charte reconnaît le droit de
toute personne à la reconnaissance et à
lexercice, en pleine égalité, des droits et
libertés de la personne, sans distinction,
exclusion ou préférence fondée sur le
sexe Il y a discrimination lorsquune telle
distinction, exclusion ou préférence a pour effet
de détruire ou de compromettre ce droit
9 Quelques jalons historiques
- En 1981, le Québec sengage à respecter les
termes de la Convention des Nations Unies sur
lélimination de toutes les formes de
discrimination à légard des femmes. - En 1995, à Beijing, le Québec a été lun des 180
États et gouvernements a adopté un programme
daction pour assurer la réalisation de légalité
et contrer la discrimination systémique toujours
présente à légard des femmes. - Engagement qui a notamment mené au développement
de lanalyse différenciée selon les sexes (ADS) - devenue approche intégrée de légalité (AIE)
après avril 2003 pour sassurer de
lintégration de la problématique hommes-femmes
dans tous les politiques et programmes
gouvernementaux
10Lapproche féministe de légalité quen est-il
?
11 Légalité dun point de vue féministe
- connote lessentiel de lutopie féministe
- suppose une critique de la domination masculine
- pose lexigence de la fin de lasymétrie des
rapports sociaux entre les hommes et les femmes - Hommes et femmes partenaires et coproducteurs
de la société
12Légalité dun point de vue féministe
- Mais, légalité nest pas simple utopie ou
vision idéaliste - Elle est aussi un champ de lutte idéologique
particulièrement féroce (Garon et Bosset
2003, 64), en autant quelle - met en péril les privilèges de groupes donnés
- modifie ce qui est familier
- semble intervenir dans la liberté des choix
individuels, et - entraîne une redéfinition des rapports
sociaux - (sexe, classe, race )
13Tentatives de définition de la notion dégalité
14Définitions de la notion dégalité
- Notion souvent prise comme évidence, comme allant
de soi - ou ne posant plus guère que des problèmes
dapplication - Notion toutefois difficile à appréhender, car
confrontée - à la grande diversité des êtres humains et à
la variabilité des critères qui la fondent - Toute réflexion sur légalité soulève donc
plusieurs questions - Légalité poursuivie est-elle celle dindividus
ou de groupes dindividus ? - Quels individus et quels groupes sont visés ?
- Sagit-il dune égalité des droits, des chances,
des moyens ou encore des résultats ? - Dans la poursuite de légalité de résultats,
jusquoù pourra aller la prise en considération
des différences et visera-t-on ou non à
préserver ces différences Garon et Bosset
2003, 62)
15Tentatives de définition de la notion dégalité
Selon la philosophe Louise Marcil-Lacoste (1990)
qui a consulté plus de 5000 textes (dont 800
voués à la définition), il existe au moins cent
quarante manières de définir le terme
16 Définition de travail
- Retenons pour linstant la définition suivante
- au-delà du principe, légalité est un moyen
concret pour garantir à chacun, chacune, la
possibilité de faire tout ce qui est en sa
capacité - Légalité alors garantit
- le droit des femmes dêtre des personnes comme
les autres par linterdiction de toute
discrimination qui les constitue comme groupe à
part - la possibilité pour les femmes dêtre reconnues
et admises telles quelles sont - le droit de chaque femmes dexprimer les
particularismes, qui font delle un individu
différent de tous les autres. (Varikas, 2000, 59)
17Au-delà du consensus
Sil existe un consensus sur le principe
dégalité entre les hommes et les
femmes, celui-ci ne saccompagne pas dun
consensus sur les modèles de compréhension,
dinterprétation et daction associés au
principe. Le sens donné à la notion
dégalité. tout comme les moyens
envisagés pour latteindre sont objets de
débats et de contradictions, au sein de
la société québécoise, tout comme au
sein même du mouvement des femmes
18Les pôles du débat féministe
- Informés par la contradiction entrevue
entre - une conception libérale de légalité qui
réclame la pleine reconnaissance politique et
sociale des femmes eu égard à la norme masculine
(mimétisme) - une conception différentialiste qui
- milite en faveur dun modèle féminin fondé sur
leur spécificité de femmes et de mères (régime
dexception et renforcement du clivage) -
- ou sur les différences des femmes entre elles
(difficultés de mobilisation) - alors que la conception radicale fait la preuve
que ces modèles font partie dune même
perspective qui néglige de voir le patriarcat (et
les autres systèmes de division) comme principe
organisateur de la société, - autrement dit la rationalité sociale de la
construction des inégalités de sexe, de race, de
classe -
19 Les pôles du débat féministe
- Au sein même du féminisme, les choses ne sont
donc pas si claires entre ces pôles
dinterprétation -
- Qui, pour lun, met en évidence les limites
dune approche formulée dans les seuls termes
de légalité, sans référence au système
patriarcal et à ses modes de reproduction - et, pour lautre - que certaines tendent à
appeler la troisième vague passe outre aux
rapports sociopolitiques de division et de
hiérarchie - et invite à rejeter tout féminisme dit
victimaire comme ringard et passéiste
20 Les pôles du débat féministe
- OR au sens littéral victime veut dire
- subir les injustices de quelquun
- nommer linjustice ou dénoncer les torts
- nest donc pas synonyme de victimiser les
femmes, mais bien synonyme de prise de
conscience - et aide à se doter des éléments de
compréhension,danalyse nécessaires pour agir
sur la situation - la victime doit pouvoir se reconnaître comme
telle pour dépasser sa situation et surmonter les
contraintes des rapports sociaux de division
et de hiérarchie et leurs effets
combinés
(patriarcat, capitalisme, racisme, colonialisme
)
21Les pôles du débat sociétal
- Retour à un discours dopposition entre les
femmes et les hommes ou entre les femmes
elles-mêmes - Distorsion des luttes des femmes par un discours
antiféministe qui est celui qui est à la mode
ou tout au moins celui qui reçoit lécoute des
médias - Détournement de la plateforme de légalité entre
hommes et femmes, dans le débat public ou encore
utilisation du féminisme de façon pour le moins
équivoque - En tel cas
- lorientation politique de la réingénérie
envisagée prône un élargissement des
interventions visant légalité pour les
femmes en faveur dune approche de
légalité entre les hommes et les femmes , qui
- - minimise les effets de la
discrimination systémique - - envisage seulement à titre résiduel
lexistence des inégalités qui persistent
et le recours à la violence - - associe les problèmes rencontrés par
les hommes à des problèmes de rapports de
sexe -
En certains cas, cela va même jusquà poser les
hommes comme des victimes des conquêtes
féminines. On nhésite pas à parler de déroute
des sexes , de féminocrates . et jen
passe
22 Problèmes à lhorizon
- Aborder la question des rapports sociaux de sexe
sur la base dexpériences individuelles (la
douleur de certains individus prise pour norme),
entraîne des dérives sur le plan des analyses et
des interventions qui éloignent des vrais enjeux,
à savoir que - les fondements premiers de lantiféminisme
moderne demeurent lambivalence face à légalité
et à ses conséquences dans la structuration des
rapports sociaux - La peur du même la peur de perdre des pouvoirs
linsécurité face à une autre façon de vivre
les rapports sociaux de sexe - Le leitmotiv devient celui de la masculinité
brimée par légalité et la mixité et
laccusation portée à légard du mouvement des
femmes est dêtre allé trop loin - Lexpression dune certaine nostalgie du passé
qui tente de raviver lillusion que lhumanité se
porterait mieux si les femmes acceptaient de
reprendre leur place et de se comporter comme de
vraies femmes . - Les femmes sont dès lors présentées, elles aussi,
comme des victimes du féminisme. Autrement
dit, elles paieraient aujourdhui le prix de
leurs conquêtes.
23Revenons à la notion dégalité et à quelques-unes
de ses définitions Je vous propose dabord de
faire un retour sur les définitions larges pour
illustrer les nombreux sens donnés au terme
24 Définition juridique principe selon lequel
tous les individus sont égaux devant la loi
(principe normatif). Définition politique
principe selon lequel tous les citoyens et
citoyennes sont également admissibles à toutes
ressources, droits et devoirs (selon leur
capacité). OU DIT AUTREMENT un droit égal à
être politiquement présent - expulsion hors
de la sphère publique des caractéristiques
sociales et des appartenances des
individus-es. Définition sociale Femmes et
hommes sont égaux en droit et en dignité
principe qui entraîne la prohibition de toute
discrimination et la mise en place des moyens
pour y arriver - intervention concertée
analyse comparative entre les sexes, programme
daccès à légalité, Charte des droits et des
libertés, etc.
25 Définition du Secrétariat à la condition
féminine Légalité des droits humaines que
sont les droits civiques, culturels,
économiques, politiques et sociaux égalité
des obligations des femmes et des hommes,
égalité en valeur et en dignité en tant
quêtres humains, égalité des chances dans les
choix de vie. De la reconnaissance de ce droit
à légalité résulte lobligation dans la
conduite des affaires publiques, den assurer le
respect Programme daction pour toutes les
québécoises Définition féministe que je vous
propose Légalité représente un cadre
principiel (normatif) et conceptuel nécessaire
(mais non suffisant) pour penser la libération
des femmes et une stratégie efficace pour la
défense de leurs droits.
26Approche qui sappuie sur la prémisse que les
droits et les possibilités auxquels aspire tout
individu ne doivent pas être tributaires du fait
dêtre un homme ou une femme et que les
inégalités, en tel cas, résultent de la
division/hiérarchie introduite par les rapports
sociaux de sexe
27Dans les faits, le concept dégalité a été peu
problématisé comme tel par le mouvement des
femmes
Elle est, plus souvent quautrement, associée à
un programme daction
28Enjeu féministe
Dans lhistoire du féminisme, les demandes pour
légalité formelle entre les sexes fondées sur
le droit ont toujours eu plus de chances dêtre
acceptées que celles qui remettent en cause les
rôles de sexes qui sont au fondement de la
division sexuée du travail (Allwood et Waia, 2000
18)
29Tout au cours de lhistoire du féminisme la
notion dégalité a rarement été évoquée seule
30- Égalité de droits (héritée de la tradition
juridique) - Égalité avec les hommes
- sattaque aux différences réelles ou
symboliques - première plateforme du féminisme (Beauvoir,
Friedan, Now, Rapport Bird) - suggère en quelque sorte de sadapter à la
norme masculine - revendique le partage des places et des
positions - Fais un homme de toi ma fille
31- Égalité de chances
- Appelle labolition des obstacles à la
participation économique, politique et sociale
en raison du sexe - (droits au travail, à léducation, à lautonomie
du corps) - conception libérale qui cherche à préserver
lautonomie de lindividu pour lui permettre de
poursuivre librement ses activités (Garon et
Bosset, 2003 61) - Égalité de fait
- Appelle une politique de redistribution la
correction des effets systémiques - nécessite la mise en place de mesures destinées
à atténuer les écarts - approche sociale qui reconnaît lexistence de
déséquilibres socio-économiques historiquement
constitués (Garon et Bosset, 2003 62) entre
les hommes et les femmes
32- Au cours des années 70, la revendication de
légalité entre les hommes et les femmes sera
associée à une vision réformiste, puisque - les luttes pour légalité formelle ne
sattaquent pas aux racines du problème - les argumentaires font trop souvent silence sur
larticulation du sexisme avec les autres
rapports sociaux de division et de hiérarchie
Les concepts suivants seront alors au coeur du
discours et des luttes
- libération
- émancipation
- autonomie des femmes
- oppression
- appropriation
- domination
- division sociale des sexes
- division sexuelle du travail
- rapports de sexe
33- Égalité dans la différence avec les hommes
- Sinscrit, selon les orientations idéologiques
dans une approche - différentialiste ou essentialiste qui tient de
la volonté de préserver ou de valoriser les
différences (richesse de la différence) - maternaliste qui propose une citoyenneté
différenciée selon les sexes - approche
souvent récupérée pour légitimer les
privilèges, la discrimination ou le rejet - culturaliste qui au nom du relativisme culturel,
du droit à la différence, entrevoit les
différences comme surdéterminantes
34- Égalité dans la complémentarité
- Désigne hommes et femmes dans leur spécificité
socialement (historiquement) construite - saccommode de la hiérarchisation des sexes au
nom de la complémentarité des rôles - tend à privilégier la satisfaction des besoins
des femmes tels quils émergent de leur position
de dominées - est fortement connotée par les valeurs
culturelles et sociales sujettes au jugement
de valeurs
35- Égalité des sexes
- Présuppose que
- tout être humain est libre de développer ses
propres aptitudes et de procéder à des choix,
indépendamment des restrictions imposées par - les rôles réservés aux hommes et aux femmes
- les divers comportements, aspirations et
besoins des femmes et des hommes sont
considérés, appréciés et promus sur un pied
dégalité - Égalité entre les hommes et les femmes
- langage du parlement européen, de lACDI, de
lADS - sappuie sur le principe des droits égaux et de
traitement égal des femmes et des hommes - laisse une zone dincertitude, tout au moins eu
égard aux objectifs poursuivis et aux groupes
visés en priorité par ces instances - risque dassimiler à des questions dégalité
tous les problèmes des femmes et des hommes
36Chacune de ces expressions possède son
historicité reflète la conjoncture dans
laquelle elle est formulée Chacune de ces
expressions relève dune problématique
particulière des rapports hommes/femmes Chacune
de ces expressions appelle une stratégie daction
différente Chacune de ces expressions renvoie à
sa manière aux différentes tendances du féminisme
37En guise de conclusion à lexercice
38 Légalité dun point de vue féministe
De retour à nos questions de départ Légalité
que nous souhaitons est-elle celle dindividus ou
de groupes dindividus ? Quels individus et
quels groupes visons-nous ? Sagit-il dune
égalité des droits, des chances, des moyens ou
encore des résultats ? Dans la poursuite de
légalité de résultats, jusquoù pourra aller la
prise en considération des différences et
visera-t-on ou non à préserver ces
différences Sommes-nous prêtes à penser en
termes dalliance avec les hommes dans nos
luttes, dans nos lieux féministes ?
39 En guise de conclusion
Sil est juste de dire, à linstar de la
Commission de la condition de la femme des
Nations Unies, que légalité ne pourra
saccomplir sans limplication des hommes , il
nous apparaît tout aussi fondamental de
reconnaître que légalité entre les sexes est
loin dêtre une réalité dans les faits, même au
sein de la société québécoise qui est, de ce
point de vue, certainement parmi les plus
progressistes. Quels seraient donc, en
loccurrence, les argument et les stratégies à
développer pour préserver nos acquis et
construire plus de démocratie et de justice
sociale démontrer la nécessité dune analyse
formulée en termes de rapports sociaux de sexe
répondre aux besoins immédiats et
transformateurs des femmes et contrer les
effets des interprétations antiféministes ou
néo-libérale de légalité
40 41 Référérences
Garon, Muriel et Pierre Bosset Le droit à
légalité des progres remarquables, des
inégalités persistantes . Étude no 2, in
Commisison des droits de la personne et des
droits de la jeunesse, Après 25 ans. La charte
québécoise des droits et libertés , Volume 2.
Études, Québec, 2003 aussi disponible
http//www.cdpdj.qc.ca/fr/publications/liste.asp?S
ujet10noeud11noeud26cle0 Varikas, Éleni,
Égalité , in Hirata, Helena, Françoise
Laborie, Hélène Le Doaré et Danièle Senotier,
(2000). Dictionnaire critique du féminisme ,
Paris, PUF, 54-60) Mission charte de légalité,
La Charte de légalité. Pour légalité des
hommes et des femmes, la France sengage,
Ministère des affaires sociales du travail et de
la solidarité, Paris, 2004, consulté le 14 avril
2004 http//www.social.gouv.fr/femmes/gd_d
oss/charte_egalite/sommaire.htm
42Comparaison entre les termes
- Égalité cherche à traiter tous les individus
de manière identique - peut gommer le poids des disparités/handicaps
sociaux dans son application et les raison
structurelles, traditionnelles, patriarcales qui
reconduisent les inégalités - Discrimination systémique pratiques de
discrimination directe ou indirecte - ne sont généralement que des maillons de
chaînes autrement plus longues et complexes - les pratiques discriminatoires se renforcent les
unes les autres - les effets cumulatifs dépassent les
responsabilités pouvant être évaluées localement
(Garon et Bosset , 2003 69)
43Comparaison entre les termes
- Équité Justice naturelle dans l'appréciation
de ce qui est dû à chacun - principe qui consiste à régler sa conduite sur le
sentiment du juste et de l'injuste - implique de traiter chacun dans sa spécificité et
selon le lot qui lui est échu - vise lamélioration des conditions, la
satisfaction des besoins plutôt que labolition
des divisions et hiérarchies - Équité salariale égalité de rémunération pour
un travail équivalent (principe inscrit dans la
Convention (no 100 de lOIT sur légalité de
rémunération (1951) ratifiée par le Canada en
1973 et adopté en 1975 par la Charte québécoise
44Comparaison entre les termes
- Parité égalité dans la représentation, accès
égaux aux lieux de décision - moyen mis de lavant pour organiser un partage
effectif des responsabilités politiques entre les
femmes et les hommes - 4 approches de la parité
- approche anti-discriminatoire justifie la
discrimination positive - approche fondée sur les intérêts particuliers du
groupe dominé (intérêts spécifique du groupe
exclu meilleure représentation des femmes par
les femmes - approche de représentation démocratique mieux
représenter la composition de la société - apport et compétences particulières
(complémentarité) en tant que femmes - Mixité recherche dune représentation
équilibrée au fondement des programme daccès à
légalité.